« Le Saisonnier »…

-08-01-2007- Chaque année il revient ! … Rouge-gorge opportun,
Profitant de mes miettes de pains et de mon vague à l’âme…
Suivi peu après, du froid de l’hiver.
Qui est-il ? … Un messager ? …
Suis-je sourd ?… Que veut-il me dire ?…
Peut-être simplement « bonjour ! … » Ou peut-être « rien du tout ! … »
Dans ma tête je lui parle, l’interroge…
Il est un peu l’ami saisonnier, ivre de liberté,
Qui rend visite à l’homme prisonnier, dans sa propre enclave…
Dans son uniforme, est-il le même que l’année précédente ?
Il repart sans dire merci…
Ou peut-être, ne sais-je pas entendre !…
Un jour tu me prêteras tes ailes !…

Précédant l’aurore hivernale,
Rouge gorge !… Ami ingrat…
Dans ta superbe estivale,
Tu annonces les premiers frimas…

Tu te poses, comme un flocon,
L’œil vif, tu quémandes à ma porte,
Arborant encore ton blason…
Je succombe et te réconforte.

Saisonnier, fidèle à ton habit,
Est-ce toi ? Ton fis ? Ou l’un des tiens ?…
Démon maudit ? …Ou Ange bénit ?…
Dans la faim, méfie-toi des miens !…

Joyeux, tu picores et sautilles,
Indifférent, face à mon émoi…
Tu t’envoles ! …Vers ta famille…
Je reste avec mon désarroi…

Seul au vent d’hiver…Ô Liberté !…
Lequel jouit de tes faveurs ?…
L’homme repu, mais enclavé ?
L’oiseau, peu soucieux de son bonheur ?

Après un long hiver prisonnier,
Libre, mon âme s’envolera…
Tel le rouge gorge saisonnier,
Mais mon cœur, ici-bas restera…

Comme toi, enfin en liberté,
Désormais, pour l’éternité…

Publicités

« La vie… A Petits Pas »…

-30-11-2009- Pourquoi un jour, notre ancêtre s’est-il mis debout ?
Est-ce pour se rapprocher du ciel ?
Faire un trait d’union entre la terre et les cieux ?
Dans tous les cas, sûrement par ambition !…
Pour avancer « à Petit pas » dans la vie,
en utilisant son intelligence.
Grâce à nos pieds, nous allons jusqu’à la fin…
Nous partons les pieds devant, pour aller six pieds sous terre.
Je sais… C’est macabre, morbide…
Mais il ne faut pas s’en faire, à ce moment-là nous ne voyons plus rien…
Ce sont les autres, ceux qui restent qui sont à plaindre.
En nous regardant partir, ils voient leur futur.

On frappe aux portes de la vie,
A coup de pied, avant l’aurore ;
Puis à pied d’œuvre, dans sa destinée,
Il faut partir, pied à pied vers l’inconnu…

Marcher ! … Marcher ! …De pieds ferme,
Sans se retourner, garder les pieds sur terre ;
A pieds joints, plonger sans peur dans l’existence,
Et comprendre les cieux…

Un combat, pour prendre pied,
Où malgré les contre-pieds,
On doit progresser, des fois à cloche-pied,
Dans l’espoir, d’un même pied d’égalité…

L’humanité, est une course à pied,
Pour affronter, les croche-pieds,
Il faut mettre, le pied à l’étrier,
Afin de retomber sur ses pieds…

L’homme libre, va-nu-pieds,
Bon pied bon œil, veut conquérir le monde,
Le pied marin, s’embarque vers des terres lointaines,
Hisse sur le pied de guerre, le pavillon de la bravoure…

Peu à peu, le temps compte ses pas,
Un pied devant l’autre, il construit sa vie,
Parfois au pied levé,
Dans l’ambition, d’un pied de nez au passé…

Puis la fatalité, donne ses coups de pieds,
Coupe l’herbe, sous les pieds de l’espérance,
Finalement, pieds et poings liés,
Pour mettre un pied dans la tombe,

A quoi bon, faire des pieds et des mains !…
Quand notre vie, sera mise à pied,
Nous partirons, d’un bon ou mauvais pied,
Vers d’autres lendemains…

« Merci la vie » …

-08-10-2018- Le titre de ce texte, aurait pu être : « Pardon la Vie » …
En effet, sommes-nous toujours à la hauteur, de ce que la vie, tente de nous amener ?

Sommes-nous conscients, de la quiétude, de la plénitude dont nous pourrions bénéficier, en la traitant avec délicatesse, respect, en adoptant une autre vision de notre planète, par notre attitude, notre mode de vie.

Ce que nous avons sous nos pieds, autour de nous et au-dessus de nos têtes,
c’est que nous en avons fait, transformé et il faut bien dire le mot : « Empoisonné ».
                                                                                                                                                                                   « Tout ici-bas, est comme ce qui est en haut »

Nous pourrions poser la question à chacun de nous :
– « Aimez-vous la vie ? » Nous pouvons supposer que le « Oui » serait majoritaire.
Ensuite, continuons l’enquête :
– « Êtes-vous d’accord pour garder notre planète propre ? »
Oui, en majorité également.
La complication et le flou commencent avec la question :
– « Que faites-vous pour cela ? »
– « Euh … Je ne sais pas … J’essaye de trier mes déchets, mais, je suis d’accord. »

Pas la peine de poser la question, à la secte des adeptes qui utilisent les pesticides, les insecticides (agriculture intensive), ceux qui crachent le plomb (exploitations minières), le chrome (secteurs industriels) … Et tout le reste.
Inutile de continuer dans notre investigation, nous sombrerions dans le vague et dans un climat nébuleux.

Il serait important, d’inculquer, de tenter de faire ressortir l’urgence d’une prise de conscience, face aux quatre éléments de la vie :                                                                

                                              « TERRE – EAU – AIR – FEU »

L’être humain, grâce à ces quatre éléments présents dans l’univers, peut être « conscient » d’une partie de lui-même… de son existence.

« Il peut penser ses actes « agir » sur sa propre destinée.»
Mais il semble que l’homme ait perdu la mémoire,
ou soit devenu sourd, aveugle et muet.

En conclusion et suite à la première question : « Aimez-vous la vie ? », il serait logique que nous nous conduisions comme des adultes responsables et non pas comme des enfants capricieux.

Non-contents de dilapider ou de détruire notre vie temporaire plus ou moins longue, est-ce raisonnable d’oser espérer ou revendiquer la vie éternelle ?

                                « Je vous laisse à votre réflexion personnelle… »

Ô ! Ma vie… Inconnue et floue,
Tu erres dans mon esprit, occupes mes pensées,
Calme et sereine, ou rebelle aux rêves fous,
Qui es-tu ?… Où es-tu ? …
Toi ! L’amie fidèle, que je ne connais point,
Jouvence éternelle, depuis la création,
Corps impalpable, des substances de l’univers,
Pourtant, je te sens dans ma main, dans mon cœur …

Candide, aurore de multiples destinées,
J’admire ta poésie, aux quatre-saisons,
Dans la campagne, étincelante de rosée,
Ou cet oiseau sur la branche, qui chante le printemps …

Tu es l’eau de source mystérieuse, la force du torrent,
Nature réfléchissante, de la Vision du Monde,
Sève et sang de l’humanité,
L’aube pâle, dans le coton brumeux …

J’ai contemplé la mer, son bleu azur,
L’ondulation apaisante de sa houle,
Qui se brise tristement sur la grève,
Elle m’a confié son désarroi,
De voir flotter, en ses eaux argentées,
Les immondices, de l’avancée humaine…

Tu es l’air que je respire, mon oxygène,
A pleins poumons, ma raison de voir et entendre,
Mon optimisme ou mon deuil,
Que serais-je sans toi ?…
Je suis monté, en haut de la montagne,
Méditer, m’emplir de sa vision immaculée,
Les hauts sommets, m’ont parlé de leurs angoisses,
J’ai vu la neige éternelle pleurer, fondre lentement,
Comme si je partais doucement…

Tu es le feu, mon énergie et ma sagesse,
Je me suis tourné vers le soleil,
Lumière de la vie, amour et volonté,
Il m’a conté sa détresse, pour réchauffer les océans :
« Je condense et je purifie l’eau de la vie,
L’air, mon frère, souffle et rejette sur la terre,
Pour la fertilité de la planète des hommes,
Aidez-moi à ne point vous brûler ! … »

La vie, depuis la nuit des temps est notre mémoire,
Comment ouvrir les yeux, avant de les fermer ?
Et dire : « Merci la Vie … »

« Mère et Père »…

Lorsque le dernier s’en va, ultime mémoire vivante,
il nous reste seulement « ce que nous n’avons pas dit »…

Avec « la vie devant soi », la jeunesse oublie,
ne réalise pas cet amour muet, qui deviendra un manque,
« Le jour où l’on ouvre les yeux, lorsque eux-mêmes les ferment… »

La roue tourne, les acteurs changent, la pièce continue,
les paroles et les regrets certainement les mêmes…
Chacun, à son tour jouera le même rôle :
le père, le fils… La mère, la fille…
Prêt à prendre la place de celui qui s’en va !…

Puis un jour, notre dernière séance…
Il fallait… Si j’avais su… Si… Si…
le temps ne s’écoule pas, il se répète…
Comme un vieux film, qui recommence…
Les acteurs ne sont plus là, pour commenter avec nous la projection …
Trop tard…

« La Différence »…

-05-09-2018- Vaste sujet, qui comme bien d’autres, ne mérite pas les rimes d’une poésie et devra donc se contenter de la prose…
Récuser la différence, ouvre les portes de la discrimination, la disparité, le racisme, la jalousie, la haine, l’intransigeance… Etc.
Les doctrines extrémistes, qui animent certains de nos contemporains, la haine purulente, sa fureur, sont-elles la gangrène de notre société actuelle ?…

La jalousie sociale, matérielle, à l’égard du bonheur de « l’autre » est un fléau incontrôlable, qui conduit à la violence sous toutes ses formes.
Puis, il y a la jalousie intellectuelle, peut-être la pire, car, irréversible … Lorsque la personne jalouse, se trouve éprouvée en observant l’objet de sa jalousie (le ou la jalousé), de la frustration, qui la fait se situer dans une situation inférieure à cette dernière.
Il peut parfois en résulter du « narcissisme inversé », une codépendance s’attachant à une personnalité considérée plus forte, comportement de déni, manque de confiance en soi… Etc.

Après l’ascension de notre civilisation, sommes-nous dans la régression ?
Ce monde-là, est-il le nôtre ? Celui dans lequel nous acceptons de vivre… Oui ! Vivre…

« La différence tue l’humanité, tandis que l’indifférence la laisse agoniser ».

Quand naquit, la différence entre les hommes ?
Que Dieu paraît-il, a fait à son image…
Comment de la haine, a-t-il fait son armure ?
Armant son bras, d’hostiles instincts ?…

La différence, mère de la discrimination,
A enfanté l’épidémie de la haine,
La haine venimeuse, au dard impitoyable,
Couperet de l’intransigeance…

La différence, dépendrait-elle d’un simple regard ?
Qui reflète la profondeur, de ses propres convictions ;
Les yeux voient, ce que le cœur observe,
L’invisible n’existe pas…

« Tous uniques » aux prémices de la vie,
« Identiques » tout au long du chemin,
« Égaux » à l’issue de l’existence,
Faut-il rendre l’âme, pour ouvrir les yeux ?…

Nous avancions, grâce à nos différences,
Aujourd’hui, c’est avec elles que nous régressons,
Dans l’indifférence, aveugles, sourds et muets ;
Quand les voix de la raison, changeront-elles l’espèce humaine ?

Peut-on rêver, de voir nos différences devenir complémentaires ?
Dans l’harmonie, briser les barrières d’un monde disparate,
Marcher ensemble avec humilité,
Se connaître soi-même, pour mieux comprendre l’autre…

« Rien dire du Tout »…

-29-12-07- Ouf ! …Cela fait du bien, de se lâcher !…
Même s’il n’y a « rien du tout à dire… »
Le dire n’est pas rien.

Que dire ?…
Quand il n’y a rien du tout à dire !…
Rien du tout, c’est rien,
Mais tout de rien,
Ce n’est pas rien,
C’est tout…

En fait, c’est tout ou rien ;
On fait tout,
Pour un rien,
Qui représente tout ;
Et cela, ce n’est pas rien,
C’est tout…

Ce petit rien,
Qui fait tout,
C’est le tout, d’un rien,
Ou presque rien,
Qui fait tout ;
C’est tout…

Tout cela, pour ne rien dire du tout ;
Et mettre malgré tout,
Sur cette page, trois fois rien,
Au lieu de rien du tout ;
Qui est plus que trois fois rien,
Puisque c’est un tout…

Mais, trois fois rien, de ce tout,
Est plus que rien,
Puisque ce n’est pas un rien ;
Mais trois fois rien,
Pourtant il n’y rien du tout ;
C’est tout…

Et qu’avez-vous lu ?…
Rien de bon du tout !…
Ou le tout, d’un bon à rien ;
Qui fait tout et rien ;
Mais cela ne fait rien ;
Voilà c’est tout….

Bon ce n’est pas tout !
Si c’est tout,
Merci pour tout !
Et de rien…
Oui docteur, l’air de rien,
Je vais me reposer ;
Cette fois, ce sera tout…

« La Grande Horloge »… Suite (Acrostiche)

Pourquoi cette impression, permanente chez l’homme du « temps perdu » ?
Le besoin vital de remplir ce temps, qu’il doit gérer…
Le découpage du temps en tranches horaires, minutes et secondes, n’existe que dans son esprit.
Il n’y a depuis la nuit des temps, depuis la création, que le lever et le coucher de soleil, le présent qui s’efface dans le passé et l’avenir qui se projette.
L’homme veut contrôler, rentabiliser et si possible prendre simultanément du bon temps…

L’horloge du temps, s’écoule, se répète,
Arrêter le temps, l’utopie du poète…

Gestion de l’homme, qui compte aussi le temps ;
Restaurer le présent, « Vivre, c’est maintenant ! »…
Avoir le temps et en occulter sa valeur ;
Naviguer dans le temps, royaume du penseur ;
Durée de l’existence… Compter ses printemps ;
Étoile filante, qui explore le temps…

Heure de naissance… la vie vient d’éclore,
Ouvre son univers… s’amorce l’aurore…
Regarder l’avenir, rendre hommage au passé ;
La beauté de l’existence, est de pouvoir rêver ;
Olympe, sur l’océan de la destinée ;
Gérer « La Grande Horloge », serait insensé,
Ensemble embarqué, pour la longue traversée…