« La Grande Horloge »…

  02 juillet 2018-
A la recherche du temps…
Le grand balancier du temps, qui archive les orages, les faits marquant d’une tranche de vie…
Cherchons le souffle doux des alizés, de la terre lointaine… « L’Accalmie ».                                                                                                                                   

La roue tourne, rien ne peut l’arrêter… Le poète a pourtant demandé :
«Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices,
Des plus beaux de nos jours !»
Il semble que Monsieur de Lamartine, n’eût point été écouté…

Maintenant, les années s’envolent et se succèdent,
Le vent, désormais léger et régulier,
Sans orage ni tempête…
Le souffle doux des alizés,
N’effeuille pas les souvenirs,
En attendant, que finisse l’automne, puis l’hiver…

La roue tourne, rien ne peut l’arrêter… implacable,
Succession des générations… imperturbable…
L’homme assure sa propre relève…
« Le temps ne s’écoule pas, il se répète » …

Mais, qu’importe le temps, lorsque le ciel est bleu,
Si les intempéries n’altèrent point son azur…
Mais, qu’importe le temps, dans l’harmonie d’un cœur sans blessure…
Pouvoir encore regarder et marcher vers l’horizon,
Tendre la main vers l’infini, pour tenter d’atteindre ses rêves…
Alors, la grande horloge est dérisoire…

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« L’Espoir »…

-2- Réflexions PoétiquesEst-ce l’Espoir, que l’on respire, quand tout semble s’écrouler autour de vous ?
Est-ce l’Espoir que l’on respire, lentement de peur de le perdre ?
Impuissant à le voir s’envoler…
Faut-il tendre la main, ou fermer les yeux pour ne pas l’effrayer ?
Le plus bel Espoir, est-ce celui que l’on construit pour « les Autres » ?
Celui que l’on peut offrir, « aux Autres » sans différence …
Nous sommes « les Autres » nous sommes « l’Humanité » …
Telles les dunes de sable, faites d’une quantité incommensurable de grains infiniment petits, qui ne forment qu’une seule masse, malgré le vent et les intempéries…
Le secret de « l’Espoir » est-il de se donner la main ?

« Réflexions »…

-10-10-08- « Violence »… Médias : source intarissable, d’une « inspiration nauséabonde », ou la faiblesse humaine acquiert de la puissance…
L’inacceptable, ne mérite pas la poésie… Mais il faut le dénoncer…
Le dire sans fleur et « se Battre avec la violence des mots ».

Violence:
Semence,
Décadence,
Discordance,
Inintelligence,
Influence…

Démences,
Désespérance,
Répugnance,
Conséquences…
Souffrances,
Vengeances…

Interrogations,
Éducation,
Contagion,
Perdition…
Dégradation,
Désolation…

Conflits,
Délits
Folie,
Affaibli,
Sali,
Supplie…

Dévastateur,
Cœur,
Froideur,
Fureur,
Peur,
Meurt…

Pleurs,
Fleurs…

 

« Le Voyageur… Le Retour »…

-7-06-2007- Intense bonheur, de retrouver les siens, son passé et tout le reste… Le cœur balancier de la vie, bat la chamade et compte les secondes…
L’esprit est-il l’entendement ? L’âme la sensibilité du cœur ?

Mes yeux, mes mains, approchent l’horizon,
Où le jour du retour, poindra demain ;
L’esprit voyageur, heureux à foison,
Le cœur, en vain qui cherche son chemin…

Que ne suis-je ailé ! Homme-oiseau,
Libre à tire-d’aile, sans frontière !…
Ou tel un poisson, fuyant dans les eaux,
Sans distinguer, aujourd’hui ou hier…

Secondes, goutte à goutte impassible,
Arrogantes, me narguent et me défient,
Balancier de la vie, insensible,
J’attends et peu à peu me mortifie…

Suis-je d’ici, ou bien de là-bas ?
Mon âme ! …Aurais-tu vécu en ces lieux ?
Mon adoption ne peut-être ici-bas !
Mais en la mémoire de mes Aïeux…

Au bout de la nuit, aboutit l’espoir,
Je vois poindre, l’aube du souvenir ;
Au bout du tunnel, avant de déchoir,
Enfin éclot, le temps de revenir

Ensemble nous fîmes des voyages,
Mon cœur et moi, revinrent bien des fois,
Rappelés tous deux, par nos cordages,
Réunis ! …Nous le fûmes maintes fois…

Le cœur sans amour, n’est que pauvreté,
L’esprit perd toute persévérance ;
De l’attente, fruit de naïveté,
Né l’Espoir, qui consume l’Absence…

« Le Voyageur… L’Absence »…

-04-05-2007- L’esprit est déjà parti, souvent par obligation, mais le cœur reste en arrière. Puis plus tard, avec la philosophie de la vie, on se repasse le film.
Alors on y découvre d’autres acteurs…
On croyait être seul là-bas, finalement, il y avait tous ceux qui nous aiment…
Sans le vouloir, nous les avions entraînés, en tirant nos cordages.
Usant par la même, un peu de leur vie.

Ensemble nous fîmes des voyages !…
Mon cœur et moi, partîmes bien des fois,
Tous deux ! …Sans oublier nos cordages ;
Désunis ! …Nous le fûmes maintes fois…

Compagnon fidèle, tu me suivais,
Mon confident ! …Tu ne peux oublier,
Le bout du monde, seul, où tu rêvais,
Le bout de chemin, l’amitié liée…

Traînant loin, tes racines et ta peine,
Lassé, fatigué et parfois blessé,
De l’amour, tu fais ton oxygène ;
Nostalgique, tu vois le temps passé…

Sans choisir, l’esprit fait ses bagages,
Sachant qu’ici, le cœur va demeurer,
Bien trop grand, pour être mis en cage ;
L’heure a sonnée…Il ne faut pas pleurer…

Sans le savoir, on emporte avec soi,
En partie, les êtres qui nous aiment ;
Usant leur vie, que l’absence sursoie ;
Loin du cœur, l’amour devient bohème…

Trouver la force, de savoir partir,
Penser à demain, sans se retourner,
Étouffer ses sanglots…Se repentir…
A l’exil, la tendresse est condamnée…

Horizon ! …Impassible frontière,
De part et d’autre, où nos regards s’échouent ;
Où nos pensées s’enlacent, en croisière,
Là-bas, c’était hier…Dont le temps se joue…

Où es-tu à présent ? …En quel continent ?…
Quel ami, fait germer ta tristesse ?…
Et naître, tes souvenirs lancinants,
Évoqués, avec délicatesse…

Impatient ! …Où je suis né, je t’attends,
De concert, pour le dernier voyage ;
Très loin ! …Paraît-il, le plus exaltant,
En brisant, cette fois nos cordages…

Nous pourrons enfin, partir sans subir,
Cœur, esprit, légers comme un poème…
Tout l’art ou le secret, est d’établir,
L’harmonie du couple, avec soi-même…

Clin d’œil du Passé… « Les grands chasseurs »

J’ai retrouvé mes souvenirs, jusqu’alors rangés au fond de ma mémoire et de mon cœur. J’ai renoué avec le passé, qui me faisait le clin d’œil… Je suis retourné seul, aux endroits où mon Père et moi nous nous évadions… Les yeux fermés les images défilent, je reviens en arrière…

Ah oui, je me rappelle !…
Nous étions assez complices, nous allions ramasser des pissenlits, des champignons.
Enfant je le suivais lorsqu’il allait à la chasse. J’avais alors la haute responsabilité de porter le casse-croûte et le gibier, du moins s’il n’était pas bredouille. Ce qui ne tracassait pas beaucoup mon Père, car, pour lui l’essentiel était de prendre l’air… Il avait besoin de : « faire le plein de liberté », avant de retourner le lendemain s’enfermer dans son bureau… Lui, disait : « en prison ». Je pense que c’est la seule contrainte, à laquelle il ne s’est jamais habitué… Il disait souvent :
– « A la retraite, si j’y arrive, nous retournerons dans les Pyrénées et je garderais mes moutons ! » …
Le destin en a décidé autrement, il est décédé à cinquante-sept ans, des suites de la guerre (1939- 1945). Il était parvenu, à nous faire espérer nous aussi…

Un jour, alors que lui et son chien chassaient le gibier, tous deux étaient désabusés, se plaignant de l’absence de celui-ci. L’un, résigné, s’était réfugié dans le silence, qui en disait long, l’autre, progressait la truffe au ras du sol, en gémissant. J’eus envie de manger des mûres… Je m’avance le long d’une haie de ronces et dans un creux, je pose le pied sur quelque chose semblant être mou… Bondissant comme un ressort, un lièvre détale !… Fonce tel un bolide en direction de mon père, qui ajuste son fusil, tire, tuant la bête en plein élan.

Chasseur et chien retrouvèrent parole et entrain : (malgré que le chien, resta muet…)
– « T’as vu !… Je ne pouvais pas le rater celui-là !
– Oui j’ai vu et j’ai senti sous mon pied ! »
Je n’ai jamais su ce que pensait le chien, qui ne dit point son opinion… Mais enfin, pour un court instant, j’étais devenu un concurrent…

J’étais heureux de voir la joie de mon père, mais j’ai longtemps culpabilisé… Le lièvre était mort à cause de moi, pour des mûres… L’histoire fut contée, racontée, re-racontée…
Je revivais la scène plus tard en lisant Marcel Pagnol, « la gloire de mon père » … Nous étions nous aussi devenus « de grands chasseurs ».

– « Alors, j’ai épaulé en visant ! … Il était en plein dans la ligne de mire… Il courrait en faisant des zigzags… Et  « pan » ! Du premier coup, avec le canon droit… Du plomb de quatre… Le chien me l’a apporté, Noël l’a mis dans sa gibecière… (le lièvre ! Pas le chien…) On l’a pesé… (le lièvre ! Pas moi…). Il faisait presque huit livres… Noël à fait le rabatteur… « 

Cela m’a toujours amusé, de les entendre parler en « livre »… Pour la simple raison que le chiffre étant plus gros, est plus impressionnant. En demie-demie livre, cela aurait été encore plus considérable… Je pense qu’au-delà de ces dimensions, on tombe dans le colossal genre « sanglier, cerf… Voire… Euh.. .Éléphant… Non ! Pas chez nous, dans le Lot et Garonne ».

Le temps passe, les souvenirs restent …

 

« La Transition… Recherche de soi »…

Il y a en chacun de nous, dans l’évolution de l’enfant vers l’adulte, dite : maturité, une période de méconnaissance de soi, de recherche. Qui dit « Recherche », dit « Interrogation ».
Je pense, que c’est aussi l’âge de la crise d’adolescence, du moins pour ceux qui ont le temps, le luxe et la possibilité d’utiliser ce tremplin, pour faire la transition entre les deux phases.
                   « L’âge précis de cette mutation, est variable selon l’individu ».

Pendant de longues années d’insouciance, la vie coule de source… La source étant les parents… Pas de problème, Maman et Papa sont là. Il est hors de question de le leur reprocher, bien au contraire. Car Il suffit de voir le résultat pour ceux qui ont poussé seuls, ou furent considérés comme « objets encombrants », « obstacles », « incontrôlables « , « sujets de vives discussions stériles » …etc.
Pour le moment, ils pensent pour nous, les problèmes sont résolus avant d’avoir eu le temps de nous inquiéter, nous atteindre.

Puis, un matin comme les autres, brusquement au saut du lit, la vie vous balance un seau d’eau glacé en pleine figure :
– « Hé dis donc !… Que veux-tu faire de ton existence ? Quel métier ? Qui es-tu dans le troupeau ? Quelles sont tes valeurs ? La tête ou les jambes ? Les deux pour certains !… Il faut que tu choisisses maintenant ! » … 
Beaucoup d’autres questions, qui pour ajouter à la multitude et leurs diversités, doivent être résolues dans les plus brefs délais.
Nous sommes sans le savoir sur le seuil déterminant de notre vie future. Notre démarche, notre choix va définir notre avenir, donc ce que nous fonderons, réaliserons… Et en premier lieu, « notre famille ». Comme un cercle infernal, où chaque élément dépend de l’autre.
Tout cela savamment orchestré par la volonté, les possibilités physiques et intellectuelles, puis il faut bien le dire une certaine dose de chance et de hasard, tel une loterie.

Nous ne sommes qu’une particule du monde où nous vivons et il faut évaluer, en tenant compte des renards, vautours et chacals, identifier, notre place dans cet océan, pour évoluer.
Il faudrait pouvoir se projeter au milieu de celui-ci, quelques années plus tard, ou vivre la vie à l’envers. Là, on a enfin un aperçu de ce que nous aurions aimé, voulu réaliser, durant notre bref passage sur terre.
A un certain stade de notre parcours, à moins d’une remise en question intégrale, d’une renaissance, de gros moyens dans tous les sens du terme, il est trop tard pour recommencer. Il y a trop d’éléments en jeux, des risques, pour satisfaire le choix qui aurait dû être fait au départ, si celui-ci avait été détecté, démasqué dans le flou de notre jeunesse.
Plus on avance dans le temps, plus la possibilité d’une remise en question de nous-même s’éloigne. Nous ne sommes plus seul. Nous avons la responsabilité de notre propre vie, et, ultérieurement celle de ceux que l’on aime. Malheureusement, ceux que l’on aimait, la source dont je parlais, a fini par s’épuiser… Puis, par disparaître. Nous essayons de prendre le relais, ce n’est pas à nous de dire si nous y parvenons.

Le cycle continue inlassablement… Car au travers des différentes étapes de la vie, on a l’impression d’un déjà vu, ou déjà vécu… Il nous apparaît, pratiquement comme un film, l’expérience de nos parents… Leurs questions, leurs soucis, leurs choix, leurs réactions, leurs conseils, sont devenus les nôtres. Nous sommes bien obligés de nous reconnaître, plus ou moins dans les interrogations « sur et de nos enfants ». De témoins, nous sommes devenus acteurs.

Au fil des générations la manière de gérer tout cela change, évolue mais les sujets restent les mêmes … Je pense que l’on gagne beaucoup, à ne pas oublier ces passages de notre vie, se dire « j’y suis passé »… Et non pas bêtement « de mon temps » … Justement mon gars ! C’est plus « ton temps ! » … Là on rentre un peu dans le conflit des générations, mais cela est un autre chapitre.
Bien sûr il y a les goûts, les attirances pour tels ou tels domaines, sujets, voies, mondes… Mais on ne peut pas être sûr, au printemps de la vie, qu’il n’y aura pas autre chose de plus fort à découvrir… Alors on part dans une direction, par défaut.
Et l’aventure Continue… Il y aura du « Bon et du mauvais » … Bon courage ! …